Une enquête a donné lieu à une répartition
quantitative des propriétaires de chiens en référence à leur
comportement vis-à-vis de l'animal. Partant du domaine rationnel pour
aboutir au registre affectif, ses résultats sont les suivants :
- 18 % des propriétaires déclarent être totalement indifférents à la vie
courante et au devenir de leur chien ;
- 15 % pensent que le chien n'a pas d'autre finalité que strictement
utilitaire ;
- 18 %, ne prenant en compte que l'aspect " santé" ", considèrent la
bonne santé de leur chien comme l'élément primordial ;
- 8 % sont partisans d'un chien " juste à sa place ", en bonne santé,
vivant dans la maisonnée, mais respecté en tant que chien sans aucun
anthropomorphisme
- 12 % voient dans leur chien un élément important de valorisation de
leur ego ;
- 14 % éprouvent pour leur chien un réel amour et le positionnent de
manière équivalente à n'importe quel membre de la famille ;
- 18 %, enfin, confessent être dans une véritable adoration vis-à-vis de
leur chien et le placer bien au-dessus des hommes dans leur échelle de
valeurs affectives.
Une telle étude révèle que plus d'un propriétaire de chien sur trois se
situe de lui-même dans un cadre comportemental extrémiste, allant de
l'ultranationalisme à l'hyper affectivité, c'est-à-dire aux deux pôles
de ce que devrait être en réalité la place du chien dans l'esprit et
dans la vie de son maître.
Être un bon maître se situe sans doute dans un juste milieu par rapport
à ces deux extrêmes. Le maître doit intégrer les règles de comportement,
d'hygiène, de mode de vie, de nutrition, de bonne santé, et respecter
l'animal dans le rôle qui lui est imparti sur notre planète. Un chien
est un chien et pas un petit d'homme. S'il lui manque la parole, la
nature, en revanche, l'a doté d'autres moyens d'expression tout aussi
efficaces. C'est à l'homme d'adopter à son égard un comportement qu'il
puisse comprendre, en ne cherchant surtout pas à le traiter en enfant.
Celui qui a saisi que la richesse de la vie sur notre planète vient du
respect de la diversité des espèces animales, trouvera l'épanouissement
dans le regard de son chien sans que ce dernier ressente le besoin de
partager le même lit que son maître !